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Fiche CEE BAR-TH-177Rénovation globale d’un bâtiment résidentiel collectif (France métropolitaine)

Secteur
Résidentiel, thermique
Version en vigueur
A80-2, à compter du 17 janvier 2026
Durée de vie conventionnelle
30 ans.
Fin d'application
La présente fiche s’applique aux opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2030.

BAR-TH-177 en clair

Rénovation thermique globale d'un bâtiment résidentiel collectif existant en France métropolitaine, définie par un audit énergétique préalable. Après travaux, la consommation conventionnelle annuelle en énergie primaire est inférieure à 331 kWh/m².an, avec un gain d'au moins 35 % par rapport à la situation avant travaux. Le bâtiment compte au moins trois foyers fiscaux distincts rattachés à des logements distincts.

  • Professionnels titulaires d'une qualification RGE (signe de qualité au sens du décret n° 2014-812) pour chaque catégorie de travaux concernée.
  • Hors raccordement à un réseau de chaleur : ni chaudière au charbon ou au fioul, ni chaudières gaz couvrant plus de 30 % des besoins.
  • Justificatifs : rapport de synthèse et fichier source de l'audit, attestations fiscales, accord de la copropriété le cas échéant.
  • Montant calculé par m² de surface habitable après rénovation ; durée de vie conventionnelle de 30 ans.
  • Opérations engagées jusqu'au 31 décembre 2030 ; aucun cumul avec d'autres fiches pour les travaux valorisés ici.

Opération concernée

Secteur d'application

Bâtiments résidentiels collectifs existants en France métropolitaine.

Dénomination

Rénovation thermique globale d’un bâtiment résidentiel collectif existant.

L’approche globale consiste à déterminer et à mettre en œuvre un bouquet de travaux optimal sur le plan technico-économique.

Cette opération n’est pas cumulable avec d’autres opérations relevant d’autres fiches et ayant une date d’engagement égale ou posterieure à la présente opération, pouvant donner lieu à la délivrance de certificats d'économies d'énergie pour des travaux concernant le chauffage ou sa régulation, la production d’eau chaude sanitaire, la ventilation, l’isolation de l’enveloppe du bâtiment, l’isolation du réseau hydraulique de chauffage ou d’eau chaude sanitaire ou les systèmes d’automatisation et de contrôle du bâtiment dès lors que ces travaux sont valorisés au titre de la présente fiche.

La présente fiche s’applique aux opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2030.

Conditions de délivrance

Pour chaque catégorie de travaux intégrée dans le projet de rénovation globale et mentionnée aux 1° à 16° du I de l’article 1er du décret n° 2014-812 du 16 juillet 2014 pris pour l’application du second alinéa du 2 de l’article 200 quater du code général des impôts et du dernier alinéa du 2 du I de l’article 244 quater U du code général des impôts, le professionnel réalisant l’opération est titulaire d’un signe de qualité conforme aux exigences prévues à l’article 2 du même décret et dans les textes pris pour son application. Ce signe de qualité correspond à des travaux relevant soit du 17° du I de l'article 1er du décret précité, soit de l’une des catégories mentionnées aux 1° à 16° du I du même décret correspondant aux travaux réalisés.

Un audit énergétique est réalisé préalablement aux travaux de rénovation globale du bâtiment. Cet audit énergétique respecte les dispositions de l’article 8 de l’arrêté du 17 novembre 2020 relatif aux caractéristiques techniques et modalités de réalisation des travaux et prestations dont les dépenses sont éligibles à la prime de transition énergétique. Il est établi par une personne répondant aux conditions mentionnées au VII de l’article 2 du décret du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique. L'audit énergétique peut être complété par l'attestation définie à l'article 4 de l'arrêté du 13 août 2025 modifiant le facteur de conversion de l'énergie finale en énergie primaire de l'électricité relatif au diagnostic de performance énergétique. Dans ce cas, les classes du logement avant et après travaux mentionnées sur l'attestation se substituent à celles de l’audit, pour un même scénario de travaux.

Les travaux permettent d'atteindre une performance énergétique globale minimale du bâtiment, déterminée par l’audit énergétique, qui satisfait aux deux critères suivants :

  • Consommation conventionnelle annuelle en énergie primaire après travaux, rapportée à la surface de référence des logements, inférieure à 331 kWh/m².an pour les usages chauffage, refroidissement, production d’eau chaude sanitaire, éclairage, et les auxiliaires de chauffage, de refroidissement, d’eau chaude sanitaire et de ventilation ;
  • Gain énergétique d’au moins 35 % par rapport à la consommation conventionnelle annuelle en énergie primaire avant travaux pour les usages définis ci-dessus.

Hors raccordement à un réseau de chaleur, les changements d’équipements de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire ne doivent conduire ni à l’installation de chaudières consommant du charbon ou du fioul, ni à

l'installation d'un système de chauffage ou de production d'eau chaude sanitaire incluant l’installation d’au moins
une chaudière au gaz, dont le taux de couverture défini comme le rapport entre la quantité de chaleur fournie par
l'ensemble des chaudières au gaz du système et les besoins annuels de chaleur pour les usages couverts par le
système, est supérieur à 30 %

Les émissions annuelles de gaz à effet de serre après rénovation, rapportée à la surface de référence du bâtiment, sont inférieures ou égales à la valeur initiale de ces émissions avant travaux.

Justificatifs à fournir

La preuve de réalisation de l’opération mentionne la liste des travaux réalisés avec leurs niveaux de performance.

Les bâtiments d’habitation collectifs éligibles à la présente fiche sont ceux disposant d’au moins trois foyers fiscaux distincts rattachés à des logements distincts.

Les documents justificatifs spécifiques à l’opération sont :

  • le rapport de synthèse de l’audit énergétique, ainsi que sa mise à jour éventuelle, précisant les données de consommations conventionnelles en énergie primaire et en énergie finale (sans déduction de la production d’électricité autoconsommée ou exportée), avant et après travaux ainsi que le gain énergétique apporté par la rénovation du bâtiment et les quantités annuelles de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère avant et après travaux du fait de la quantité d’énergie consommée, rapportés à la surface de référence du bâtiment. Ce rapport précise le nom du logiciel de calcul utilisé dans le cadre de l’opération et son numéro de version. L’audit énergétique est complété, le cas échéant, par l'attestation définie à l'article 4 de l'arrêté du 13 août 2025 modifiant le facteur de conversion de l'énergie finale en énergie primaire de l'électricité relatif au diagnostic de performance énergétique ;
  • le fichier source de l’audit énergétique (format « .xml » ou équivalent) retraçant l’ensemble des paramètres utilisés pour la réalisation de l’audit énergétique ;
  • la liste des travaux préconisés avec leurs niveaux de performance et la correspondance avec la liste des travaux réalisés, datée et signée par le bénéficiaire, le professionnel ayant réalisé l’audit énergétique et chaque professionnel mettant en œuvre ou assurant la maîtrise d’œuvre de tout ou partie de l’opération, permettant d’atteindre les performances énergétiques requises ;
  • la liste des entreprises ayant effectué les travaux de rénovation en indiquant la nature de ces travaux et la référence de leur qualification ou certification lorsque celle-ci est requise ;
  • les attestations fiscales d’au moins trois foyers fiscaux distincts rattachés à des logements distincts ;
  • les attestations déclarations préalables de travaux (DP) déposées par le propriétaire correspondant aux surfaces supplémentaires rendues habitables par un nouvel aménagement intérieur du bâtiment existant (aménagement de cave, de combles ou de tout autre espace, etc.) ou par une extension neuve ;
  • dans le cas de bâtiments relèvant de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 modifiée fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, l'accord de la copropriété autorisant les travaux pour les logements de la copropriété.

Lorsque les travaux mis en œuvre diffèrent des travaux préconisés, l’audit énergétique est mis à jour sur la base des travaux effectivement réalisés. Le rapport de synthèse de l’audit énergétique, ainsi que sa mise à jour éventuelle, sont datés et signés par le prestataire les ayant réalisés. Ils comportent les mentions des valeurs suivantes :

  • la consommation conventionnelle (en kWh/m².an) du bâtiment (sans déduction de la production d’électricité autoconsommée ou exportée), en précisant les usages considérés : · d’énergie primaire, avant les travaux de rénovation : Cep initial ; · d’énergie primaire, après les travaux de rénovation : Cep projet ; · d’énergie finale, avant les travaux de rénovation : Cef initial ; · d’énergie finale, après les travaux de rénovation : Cef projet ;
  • le rejet de CO2 exprimé en kgeqCO2/m².an, avant les travaux de rénovation ;
  • le rejet de CO2 exprimé en kgeqCO2/m².an, après les travaux de rénovation ;
  • la surface habitable du bâtiment après rénovation, exprimée en m² : Shab.

Montant de certificats en kWh cumac

Durée de vie conventionnelle

30 ans.

Tableaux de la fiche

Le volume de certificats d’économies d’énergie est déterminé comme suit :

Montants en kWh cumac/m²
2 100

Surface habitable du

bâtiment Shab (m²)

Shab est la surface de habitable (exprimée en m²) du bâtiment après rénovation.

Tableaux repris du texte officiel. Le PDF du ministère fait foi.

Documents officiels

Historique des versions

  1. A63-1arrêté du 6 septembre 2024
  2. A80-2arrêté du 7 janvier 2026, version en vigueur

Dates d'arrêté reprises du catalogue des fiches du ministère.

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